Témoignage de praticien du 12 janvier 2011 — n° 80
mercredi 12 janvier 2011
Quand j’ai commencé la Dentosophie en janvier 2010, je ne savais pas vraiment ce que j’allais y trouver mais je savais que c’était important pour moi …
Je suis dentiste depuis 1992 (j’ai fait mes études à Marseille) et j’ai travaillé en tant que collaboratrice dans différentes régions de France et d’Outre-mer au gré des mutations de mon mari militaire. Cette vie ne me déplaisait pas et j’aimais bien au bout de quelques années au même endroit changer de lieu et de vie et repartir à zéro... je suis quelqu’un de très adaptable et je me croyais heureuse.
Un séjour de deux ans en nouvelle Calédonie m’a fait prendre conscience que je n’étais pas bien dans mon travail, je commençais à me poser des questions sur « le sens de la vie » ; je cherchais une autre façon de soigner ….Mais laquelle ?
J’ai commencé alors plusieurs formations :
Naturopathie (j’ai arrêté au bout d’un an)
Fleurs de Bach
Huiles essentielles
Puis une formation en réflexologie plantaire que je mène à son terme et même plus loin puisque je deviens formatrice. J’y apprends un toucher que je ne connaissais pas, un contact différent avec les patients, une ouverture sur la globalité des choses …Et un lien entre la bouche et le reste du corps que je n’avais pas encore appréhendé. Je prends confiance en moi, je parle en public et dirige un groupe.
En parallèle, je pratique toujours la dentisterie et recherche des formations en posturologie, en occlusodontie… tout cela m’intéresse mais j’ai du mal à mettre en pratique ce que j’apprends… et puis il manque quelque chose …
En 2006 je fais un voyage au Pérou à la rencontre d’un Chaman et j’expérimente le fait de faire partie du tout, je le ressens en moi…mais cela ne dure pas ( !)
Bref, j’ai des questions en moi qui ne trouvent pas vraiment de réponse ; je pars faire une retraite méditative pendant 10 jours qui me « ré axe » sur le plan personnel.
Et j’avance ainsi avec des hauts et des bas sans vraiment trouver ma voie.
En 2009 je traverse une période au cours de laquelle je me sens vraiment très mal ; je me sens « dispersée » ; je ne sais plus qui je suis ni ce que je veux faire de ma vie : je suis dentiste, je suis reflexologue, je ne m’épanouis dans aucune de ces deux disciplines et je ne sais pas ce que je veux faire ; je ne sens plus de lumière en moi, je suis fatiguée, triste et sans rêves.
Je prends alors quelques séances d’acupuncture avec la personne qui forme mon mari à la médecine taoïste (j’ai aussi suivi une année de formation avec lui), cela m’aide beaucoup ; je commence le théâtre et je fais connaissance de la dentosophie grâce à une amie qui me parle de quelque chose qui selon elle « serait bien pour moi ».
Je lis le livre de Michel MONTAUD et je m’inscris tout de suite à la formation …
Quelques mois plus tard, je commence les cours. Je sais tout de suite que je suis au bon endroit ; je rentre chez moi avec l’impression que tout ce que j’ai entendu au cours de ce week-end sonne juste.
Ce n’est pas une formation théorique et scolaire à laquelle j’ai assisté.
C’est une thérapie qui touche l’Humain dans sa globalité et qui se sert de la bouche comme porte d’entrée !et encore je n’en suis qu’au début !!
J’ai un appareil en caoutchouc dans les mains et quelques consignes simples …il n’y a plus qu’à faire l’expérience
Je mastique plus ou moins régulièrement la journée et à part une grande peur, la première nuit, je le porte facilement toutes les nuits.
Au fil des stages, j’observe les changements d’abord physiques :
mes douleurs de nuque et d’épaule s’améliorent de plus en plus ; je me tiens droite, je respire mieux et dors beaucoup mieux …Je suis moins fatiguée, j’ai plus d’énergie.
Sur le plan comportemental, je prends plus de recul sur les événements.
J’ai l’impression d’avoir une vision plus large (globale !) des choses et de moins m’impliquer émotionnellement. Je deviens plus régulière dans la pratique ou plutôt l’activateur prend sa place naturellement dans ma vie.
J’ai plus de facilité à exprimer verbalement les choses (sans pleurer !!). Mes amis du théâtre me trouvent changée ; j’ai l’impression que l’on me voit alors qu’avant je me croyais transparente et sans intérêt. Les gens viennent vers moi plus facilement et j’apprécie cela ; j’aime aussi aller à la rencontre des autres.
Michel, cette formation à la dentosophie est pour moi comme un élan nouveau dans ma vie, ce que j’y apprends et ce que je mets en pratique au quotidien a des répercussions sur ma vie dans son ensemble et sur mon entourage.
Je vois mes enfants, mon mari, mes proches changer ou plus exactement mon regard sur eux change et cela se ressent dans leur vie à eux !
J’ai l’impression de savoir enfin ce que je veux faire dans ma vie, d’être de plus en plus à ma place, de faire des choix en conscience, d’être plus juste, plus cohérente dans mes actes et dans mes ressentis.
J’ai l’impression en écrivant ce texte que c’est trop beau, trop extraordinaire tout ça …mais Non !c’est vrai !
Bien sûr, il y a des hauts et des bas, des moments d’essoufflement, des peurs, des doutes mais ces moments durent beaucoup moins longtemps qu’avant et je ne me laisse plus déborder ; je réagis beaucoup plus vite et je mets en place des actions tout de suite.
Je sais que je ne suis qu’au début du chemin mais j’avance maintenant avec confiance et gratitude envers mes guides ; je suis heureuse de ma vie ici et maintenant ; j’ai envie de partager tout ça et de dire aux autres :
« Je vois dans vos bouches que vous souffrez…vous pouvez faire quelque chose…Il suffit juste d’accepter de faire un pas, un tout petit pas sans s’accrocher au garde-fou, juste un pas …Et vous verrez ! »
« Ce que nous allons entreprendre, c’est une expédition ensemble, un voyage de découverte dans les recoins les plus secrets de notre conscience. Et pour une telle aventure, on doit partir léger, on ne peut pas s’encombrer d’opinions, de préjugés, de conclusions : de tout ce vieux mobilier que nous avons collectionné pendant deux mille ans et plus.
Oubliez tout ce que vous savez à votre propre sujet ; oubliez tout ce que vous avez pensé de vous-mêmes ; nous allons partir comme si nous ne savions rien. » Krishnamurti